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SORTIE PROCHAINE

Louison, l’ouvrière du Reich

Roman historique

Les coups de ciseaux pleuvaient. Les insultes aussi.

Pour toutes, elle était coupable…

En 1939, lorsque son mari est envoyé au front puis fait prisonnier, Louison Morel reste seule avec son enfant et sa belle-mère.

Pour maintenir les siens en vie et se rapprocher de son Emile, Louison se résigne à partir comme travailleuse volontaire dans une usine d’armement en Allemagne. Elle y affronte privations, violences et dilemmes moraux.

Dans une époque où les frontières entre devoir, contrainte et survie deviennent floues, chaque décision peut être interprétée comme une trahison.

Mais que sait-on vraiment de ces femmes qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se retrouvèrent seules, sans ressources, face à des décisions que nul être humain ne devrait avoir à prendre?

Avec une remarquable sensibilité, Fébronie Tsassis redonne une voix à ces femmes oubliées de l’Histoire et interroge l’une de ses zones les plus inconfortables : celle où les certitudes s’effacent et où les jugements se substituent trop souvent à la vérité.

AVANT – PROPOS

Un documentaire a été le point de départ d’une véritable prise de conscience : La Honte et l’Oubli, travailleuses françaises en Allemagne nazie, réalisé par Barbara Necek et co-écrit avec l’historienne Camille Fauroux.
Entre 1940 et 1944, près de 80 000 Françaises signèrent des contrats d’embauche volontaire et participèrent ainsi à l’effort de guerre allemand.
La plupart ne le firent ni par conviction politique ni par adhésion idéologique, mais par instinct de survie, par peur, oudans l’espoir de rejoindre un mari prisonnier et déporté. Pourtant, à leur retour, ce fut l’opprobre qui les accueillit. On les traita de « collabos », on les humilia, on les tondit, on les viola, on les livra à la vindicte populaire.
Leur histoire, jugée trop indigne pour être racontée, s’est peu à peu effacée de la mémoire collective, qui préféra glorifier les résistants et les « requis » du STO, le service du travail obligatoire, reléguant ces femmes à la honte et au silence. Sujet tabou, elles demeuraient dans l’ombre, comme si leur simple évocation risquait de fissurer le récit héroïque d’une nation qui avait choisi d’oublier.
J’ai alors ressenti la nécessité de leur offrir un espace, de tendre l’oreille à ces oubliées de l’Histoire, de les approcher avec empathie et de les dépeindre dans toute leur complexité.
Dans ce roman, Louison incarne l’une de ces Françaises parties travailler volontairement en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Son histoire s’appuie sur des faits authentiques, nourris de témoignages et d’ouvrages historiques.
Louison, ouvrière du Reich ne se limite pas à raconter le quotidien de ces ouvrières volontaires enfermées dans des camps de travail qui ressemblaient davantage à des prisons qu’à des usines. C’est aussi un tableau de la résilience, de la persévérance, de la culpabilité et de la manière dont l’être humain accable parfois les plus vulnérables, ceux dont les choix sont dictés par les contraintes ou l’absence d’alternative.
Louison n’est pas parfaite : elle doute, se trompe, regrette, lutte. À travers elle, j’ai voulu éclairer ces comportements nés de la faim, de la solitude, de la peur, des frustrations, des attentes secrètes, de l’amour aussi. Toutes ces décisions qui, plus
tard, furent jugées avec une sévérité aveugle et implacable.
Pourtant, Louison n’est ni une héroïne ni une traîtresse, mais une victime des paradoxes et des absurdités de la guerre.

L’horloge impériale

Roman

Premier roman mêlant fiction et histoire,
Premier roman édité au Lion Z’Ailé
Première sortie mars 2025

En l’an 1898, l’impératrice Eugénie tente de soustraire au trésor public la perle d’Orient, dissimulée dans une horloge de voyage qu’elle confie à son amie Élisabeth d’Autriche, dite Sissi. Lorsque celle-ci est assassinée à Genève, la pendule disparaît.

En 2015, à Bruxelles, le très minutieux et mal fagoté Augustin cache son attirance pour sa collègue, l’insolente Léna, indifférente et parfois féroce à son égard. Tous deux invités par le grand patron à Genève, Augustin a le cœur qui s’emballe à l’idée de partir avec elle. Ils découvrent une ville aux multiples secrets et sont embarqués, bien malgré eux, dans une enquête captivante qui ouvre les portes de l’Histoire et mêle Perle d’Orient, tentative de meurtre, amours interdites et statue étrangement bavarde.

qUE PENSE pATRICK dEVAUX DE L’HORLOGE IMPERIALE ?

L’air de rien le roman, outre les intrigues, égratigne les petits jeux des milieux professionnels et les relations entre collègues ce qui donne une dimension psychologique au contexte. Entre Amour, Grande Histoire et « petite histoire » on ne sait plus ce qui est ou non « inventé », ce qui rend l’ambiance fascinante. Les personnages nous paraissent parfois familiers. Extraordinaire sens descriptif également rendant l’approche visuelle voire cinématographique. Un roman agréable à lire et certainement écrit avec enthousiasme et beaucoup de concentration.

L’Horloge impériale, de Fébronie Tsassis, par Thierry-Marie Delaunois

« Eugénie l’observe avec quelque impatience. Finalement, le secrétaire se décide à ouvrir l’emballage et, avec mille précautions, il en sort un objet de toute beauté. Ce corps suivré, ces incrustations de nacre sur le cadre d’argent délicatement ciselé… Eugénie les reconnaît. » 1898, Cap-Martin. Que découvre donc là, sous ses yeux, l’impératrice Eugénie, amie d’Elisabeth d’Autriche appelée Sissi ? La même année, peu de temps après, disparaît l’horloge de voyage qui dissimulait la perle d’Orient. Une pièce rare, fabuleuse, d’une grande valeur… définitivement perdue ?

2015, Bruxelles, la société Topissime, le minutieux Augustin en pince pour sa collègue, l’insolente Léna parfaitement indifférente à son égard… Est-ce pour lui peine perdue ? Le grand patron les invitant à Genève, ils doivent parvenir à s’entendre et c’est bientôt le début d’une aventure limite stressante, au menu : secrets, tentative de meurtre, amours interdites, une étrange statue, un début d’enquête aux multiples tiroirs. Y aurait-il là un lien avec cette perle d’Orient disparue depuis plus d’un siècle ? Et dans quoi se sont embarqués bien malgré eux Augustin et Léna, deux êtres si différents l’un de l’autre ?

Intense roman mêlant fiction et faits historiques, nous menant – en bateau ? – de Bruxelles à Genève aux quartiers souvent pittoresques et enchanteurs, « L’Horloge impériale » de Fébronie Tsassis, auteure inspirée issue de l’immigration grecque, nous captive dès son prologue « fin 19ème » dans lequel nous faisons connaissance avec deux amies proches que les circonstances liées à l’époque finissent par séparer…

2015 : malgré les péripéties vécues, l’amour serait-il au rendez-vous ? Le roman de Fébronie Tsassis est bien bâti, la narration solide, structurée, un véritable travail d’architecte qui sait où il – elle dans ce cas – va, les pistes troubles, nombreuses, emprutant des sentiers parfois tortueux et éprouvants. « Elle a l’intuition d’avoir grandi. Pas en taille, non, ça se saurait, mais mentalement. Elle ne se braque plus en restant muette. Maintenant  elle a l’impression d’oser exprimer ses opinions haut et fort… » Qui donc ?

Questionnement, incertitudes, inquiétudes, sueurs et frissons, font partie des ingrédients qui rendent ce cocktail impérial parfois explosif, les mots colorés de la psychologie inhérente à chacun et chacune, « L’Horloge impériale » nous faisant oublier que le temps passe tant nous nous attachons aux pas de Léna, Augustin, Gaby et d’autres encore… mais, au fil des pages, une question se pose, lancinante : faut-il se méfier autant de la jeune Manon que de l’implacable Barbara ? C’est à vous de le découvrir mais… à Genève ou à Bruxelles ?nique